L’architecture est une réponse à l’évolution continuelle du cadre social des populations. Le vernaculaire est probablement l’illustration la plus directe de ce phénomène: ce type de construction se veut évolutive par essence et n’est jamais réellement fini, changeant continuellement au gré des générations. 

Cette question de l’évolutivité se trouve au cœur même des théories rationalistes, et résonne d’autant plus lorsqu’il est question de s’approprier un espace (comment se l’approprier si aucune évolution n’est possible?).

52 propose des éléments de base, se trouvant à l’origine du projet de barres ainsi que de celui de la plateforme.  

Notre catalogue ne se réduit pas à des options de typologies modulables, mais considère plutôt des états et des règles à l’évolutivité des espaces. Plateformes et Barres offrent alors une mégastructure poteau-dalle, contenant des rues, places publiques et noyau techniques, autour desquels viennent s’agréger les constructions individuelles. Chaque foyer a le droit de bâtir, par eux-mêmes, sur une certaine surface par personnes en respectant les rues et places.

On considère trois “états” dans la temporalité, la première est l’emménagement, c-à-d la première occupation de l’espace qui se traduit par de modestes constructions légères, qui correspond à l’état “nomade”. Le deuxième état correspond à la connaissance de l’espace, et au développement d’une vraie typologie de logement. Il correspond aussi à la prise de conscience d’un voisinage, et aux potentielles créations de collectivité, c’est-à-dire deux foyers qui se partagent certains espaces. Au dernier “état”, les foyers réfléchissent à la frontière entre leurs espaces et la rue. Les foyers qui veulent exercer une activité à l’intérieur de la structure vont