Manifeste:

Le Rationalisme des origines, massivement utilisé pour la planification urbaine au 20e siècle, semble se détacher de toutes composantes humaines. Bien que la Domino semble être un espace de liberté pour l’habitant, elle présente aussi une nouvelle forme de pauvreté. L’espace est muet, froid et sans accroche pour l’habitant. Il s’agirait donc de concevoir l’espace comme étant appropriable, et plus loin, de ne pas concevoir la ville comme simple abri, mais plutôt de manière phénoménologique comme un environnement où il existe une relation habitation et habitants, le genius-loci. L’homogénéisation dans les contextes occidentaux, permet de créer une architecture beaucoup plus inclusive, cependant la tendance à s’affranchir de l’historique et du vernaculaire, ne permet pas de prendre en compte la subjectivité de la multitude. Plus loin, elle réduit la multitude à un seul comportement. La globalisation actuelle pousse les individus à se déplacer de plus en plus. Toutefois ce processus s’inscrit dans des rapports de forces communautaristes, et culturels, catalysé par les frontières étatiques. La réappropriation est un défi crucial pour franchir les barrières culturelles et sociales actuelles. 

52 s’inscrit dans un processus d’universalisation, conciliant la planification à grande échelle avec l’échelle de l’habitant. 52 défend et supporte la multiplicité des cultures. 52 se donne pour défi d’imaginer le premier pas vers une société, où l’espace est appropriable par tout individu, quelque soit son origine, sa culture ou son histoire. Pour cela, nous établissons un nouveau schéma d’organisation pour appréhender les processus de construction, prenant pour principes phares l’évolutivité et la structure comme extension de la ville.

Nous définissons l’appropriation comme suit : Processus au terme duquel l’usager s’associe et s’identifie à son environnement. Elle se manifeste par l’acte de spatialiser ses pratiques culturelles et sociales, ou habitudes individuelles, dans les limites des libertés collectives.

  • PLn=HABITAT variable

La plateforme s’inscrit dans le contexte des docks de Rotterdam, sur une parcelle spécifique, ou différentes industries, particulièrement pétrolières, sont encore très présentes. L’idée étant de réduire l’activité pétrolière, le site est restructuré selon les directives des autorités. C’est-à-dire que les grands axes sont conservés et la plupart des usines démolies pour laisser place à de nouveaux axes de circulation horizontaux, de nouveaux espaces ou bâtiment public. Certains monuments sont conservés et détournés pour laisser place à de nouvelles activités publiques. Le niveau du rez, donc du site, est donc purement infrastructurel. Le schéma organisationnel prend alors place, afin de laisser un pouvoir décisionnel important à l’habitant, qui participe alors à la conception et à la réalisation. 

  • Ville Verte

La Ville Verte s’inscrit dans le contexte de Sarcelles, à Paris. Cette parcelle a vu se construire un des premiers Grands Ensembles, afin de reloger 13’000 foyers. S’en suit chez les habitants de nombreux troubles psychologiques, qui donnera le nom à la maladie des Grands Ensembles: la Sarcellite. Notre proposition se veut rétroactive à cette planification, en gardant le même objectif de relogement, sur ce site à l’origine agricole. La restructuration du site concerne la mise en place d’axes. La construction de la structure poteau-poutre est ici réalisée par des échafaudages et grues mobiles, qui permet d’allonger la barre autant que possible.

Video :