La notion de confort est primordiale pour l’Humain. En dehors de la productivité associée à la notion de bien être, il y a tout simplement l’idée même de survie. La lumière fait partie de ces critères du confort. 

La lumière naturelle est primordiale pour habiter un espace. 

Deux types d’apport de lumière naturelle sont envisageables pour une barre : un apport latéral ou un apport vertical. 

L’apport vertical se créé par l’utilisation de puits de lumière. Ceux ci se révèlent très efficaces aux étages supérieurs mais beaucoup moins sur les premiers étages. Il est envisageable d’améliorer leur efficacité en jouant avec des miroirs qui distribuent et font courir la lumière de haut en bas. 

L’apport latéral est le plus connu, l’utilisation de fenêtre. Cependant, selon la hauteur de celles ci, plusieurs possibilités sont envisageables : les ouvertures dans le tiers supérieur permettront de baigner de lumière la pièce plus longtemps alors que les ouvertures à hauteur des yeux des occupants apportent un bienfait direct visuel, les habitants jouissent d’une vue.

L’ouverture quand elle apporte de la lumière et des rayons du soleil, peut malheureusement aussi apporter des problèmes de surchauffe. Il est alors nécessaire de maitriser l’ombrage. Celui ci peut parfois donner toute son identité au bâtiment. 

D’un point de vue économique, la maitrise des ouvertures d’un bâtiment a un impact non négligeable. En dehors des économies d’energies effectuées lorsque les lumières restent éteintes, il est certain qu’un espace lumineux et avec vue se vendra plus cher que celui du rez-de-chaussée, jusqu’à 160%.

Jusqu’alors, on réfléchissait à la luminosité d’une pièce sur un point fixe d’un bureau. Il est maintenant nécessaire de prendre cette reflexion à contre pied. En effet, ce n’est pas le bureau qui a besoin de lumière mais il s’agit de la personne qui l’utilise. Cette meme personne n’est jamais statique, elle se déplace, regarde dans toutes les directions et ne se tient pas deux fois dans la même position. Il est alors nécessaire de réfléchir en terme humain, la lumière sera alors étudiée dans l’ensemble de l’espace. 

L’humain a besoin de lumière naturelle. Il s’agit d’un confort biologique, physiologique mais aussi psychologique. La lumière rythme notre horloge, sans elle notre jour biologique ne s’apparente pas au jour astrologique. A long terme, la maitrise de la lumière et de la non lumière peuvent avoir un effect sur notre santé. Le cycle circadien doit alors influencer notre conception d’un bâtiment. 

Il est donc nécessaire de se positionner comme l’occupant lors du dessin d’un bâtiment. L’humain est au centre de la durabilité, même au delà de l’économie de l’éclairage.

Source : Andersen, Maryline. Cycle « Hyper-technology », « Enveloppe, Lumière et Confort »
Le Corbusier. La ville Radieuse
Rüegg, Arthur. Le Corbusier: Furniture and Interiors 1905-1965
De Monchaux, Nicholas. The Death and Life of Gordon Matta-Clark