Achtung : Die Schweiz,

Discussion entre Lucius Burkhardht, Max Frisch et Markus Kutter sous la direction des architectes Rolf Gutmann et Theo Manz ainsi que deux représentants du monde des affaires, un parlementaire d’État et un parlementaire cantonal.

Texte original en Allemand, traduit par DeepL.com en français

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“Terre de liberté, nous mettons quatre bâtons autour de trois ou quatre kilomètres carrés et nous construisons enfin la ville dont les Suisses ont besoin pour s’installer dans ce siècle.”

“La ville à fonder doit être une ville modèle en ce sens qu’elle initie un développement qui la dépassera naturellement, pas une destination finale, pas un diktat suivi par l’uniformisation de toutes les villes suisses.”

“La ville à fonder doit avoir au moins 10’000 jusqu’à 15’000 habitants. Ce minimum ne résulte pas d’un besoin pathétique, mais du calcul que si le nombre d’habitants sera plus faible, nous n’aurons plus accès aux installations qui font partie du visage d’une ville. Et la proposition perd son sens si elle n’a pas de visage ; il s’agit de mettre en place une ville modèle ou expérimentale, qui offre la possibilité d’aborder tous les problèmes vitaux de notre existence selon les connaissances les plus récentes et, bien sûr, ils ne peuvent pas vivre.”

“Elle ne peut pas être un appendice d’une ville existante. Elle devrait pouvoir prétendre être l’expression de la démocratie suisse au XXe siècle, ni plus ni moins.”

“la ville qu’ils trouveraient n’est pas censée être une sensation, mais un laboratoire. Nous devons enfin découvrir comment la Suisse, avec ses propres besoins, qui sont largement à comprendre depuis ses origines villageoises, entend s’établir à l’ère de l’Auto, de l’avion, de la radio, de l’international et de l’Anonyme, de la standardisation, de la transformation, sans pour autant perdre son mode de vie. Il s’agit de la manifestation d’un mode de vie suisse, de la question du style.”

“Notre ville sera moins chère. Elle peut se permettre ce que nos villes actuelles ne peuvent pas se permettre, par exemple en élargissant tellement ses rues que les automobilistes et les piétons ont plaisir à traverser la ville tous les jours. Elle peut se permettre d’être une ville-jardin.”

“Une objection sérieuse : aujourd’hui déjà, un tiers de la surface agricole en Suisse est réduit d’un mètre carré toutes les secondes. L’urbanisation est menaçante, et on peut se demander s’il n’est pas absurde de vouloir fonder une autre ville dans ces circonstances en Suisse. Nous ne faisons pas une ville, mais une ville où les Suisses, qui sont déjà citadins aujourd’hui, peuvent vivre de la meilleure façon possible. Ce que nous voulons, c’est la ville suisse et le pays suisse, et ce que nous ne voulons pas, c’est la malheureuse confusion qui entoure nos villes actuelles, moitié village urbanisé et moitié ville de village.”

“C’est pourquoi nous aimons penser à notre ville sur l’eau, au bord d’un lac ou d’une rivière. Elle devrait également avoir une frontière avec les terres des agriculteurs. Donnons l’exemple d’une ville qui, de par son plan, n’érode pas le paysage environnant. Nous construisons une ville, pas une urbanisation. Notre ville, comme je l’ai dit, devrait également être notre prochaine exposition nationale. Cela signifie que nous ne présentons pas la Suisse comme un pavillon, mais comme une urgence – sur une échelle de 1:1.”

“D’où l’importance que notre ville soit un acte national, une affaire de peuple ; elle ne doit pas être la super spéculation d’un groupe. Elle ne peut pas non plus en devenir une, car pour battre la ville, l’État doit donner son accord. C’est à l’État de décider si cette ville peut être construite ou non, et puisque nous vivons dans la fierté de savoir que nous, le peuple, sommes souverains, et que nous avons notre État entre les mains.”