Le participe passé versus, du verbe latin vertere, « tourner », était employé en latin classique comme adverbe pour compléter les prépositions in et ad : in forum versus, « dans la direction du forum », ad Oceanum versus, « du côté de l’Océan ». Par la suite, en latin médiéval, ce mot devint une préposition signifiant « contre », aussi bien au sens locatif qu’au sens adversatif, préposition que l’on retrouve en anglais à partir du xve siècle. Il existe en français depuis le milieu des années 1960, mais c’est surtout depuis les années 1980 qu’il est devenu d’usage courant. C’est le sport, et en particulier la boxe, qui a assuré sa popularité en y recourant pour présenter les deux adversaires d’un combat. On pouvait ainsi lire sur les affiches : Ali versus Frazier, Hagler versus Leonard. Par la suite versus s’est répandu dans tous les domaines où l’on voulait évoquer une opposition, un antagonisme ou une comparaison.”

[Académie française]

Versus est née pour relever les tensions du rationalisme et les faire s’affronter.

Traditions are like living organisms: both can suffer illnesses and other disabilities; both ought to and usually do learn and adapt in response to their external circumstances and internal tensions; or, failing to do so, both soon cease to exist.”

[G.Callahan et S. Ikeda dans “Jane Jacobs’ Critique of Rationalism in Urban Planning]

De l’affrontement naîtra un nouveau héro

Le héro VS La métropole

Sources :

Metropolis, Fritz Lang

Muhammad Ali’s final fights were a controversial end to legendary career, The Sydney Morning Herald, Greg Logan, 6 juin 2016 (en ligne)

Muhammad Ali’s final fight certainly not a pretty sight, Chicago Tribune, Bernie Lincicome, 6 juin 2016 (en ligne)