Le mythe de la tour de Babel propose une explication de l’avènement de langues multiples. Il a également inspiré des réflexions sur la puissance de l’effort collectif.

Loin de la dimension religieuse, nous proposons de considérer Babel comme un mythe social et moderne.

Souvent exclues des sociétés présentes sur les terres d’accueil, les populations migrantes expriment un sentiment de perte d’identité suite à l’abandon d’un pays, d’une langue, d’une culture ainsi qu’un manque d’inclusion au sein d’une société nouvelle.

Lesbos se retrouvant témoin d’une multiplicité de cultures, il en résulte un mélange de langues, de religions, de mœurs et en même temps, une fracture sociale et territoriale entre locaux, migrants et touristes.

Les flux sont multiples et de nature différente, des flux touristiques aux flux migratoires, des problématiques communes émergent : deux groupes en mouvement se rendent sur l’île de Lesbos pour des raisons propres à chacun et sont initialement destinés à n’y séjourner que temporairement.

L’intention est de créer un monument, symbole d’une nouvelle société parallèle mouvante où cohabitent populations locales, migratoires et touristiques.

Un nouveau Babel de la diversité, une île merveilleuse, qui, au lieu de séparer les habitants par leur langue, les rassemblent.