Afin de laisser libre l’appropriation des habitants et permettre à la subjectivité de la multitude de se manifester, nous avons défini des échelles différentes qui correspondent à des acteurs différents, des temporalités différentes et à des prises de décisions différentes.

N.J. Habraken, “Supports; an alternative to mass housing”

Dans notre méthodologie, l’emploi d’algorithmes et de scripts concrétise le comportement des habitants car il permet de se rendre compte de la multitude de possibilités. L’algorithme est l’outil qui nous permet donc de simuler différents choix, mais sa manifestation correspond à des scénarios. Le script est généré à partir de règles et de décisions prises en amont, qui ne figent pas les générations formelles

Nous avons donc défini trois échelles, celle de la structure dans son entièreté, les grands axes de circulation qui la composent, et son implantation au site, décidée par nous concepteurs, et dont la temporalité ou la durée de vie est supposée grande. La deuxième échelle est celle du voisinage, qui s’occupe des axes de circulation secondaires et verticaux, des espaces publics ainsi que des noyaux de services verticaux. La durée de vie est supposée moyenne, et tendra à se faire entretenir ou remplacer de manière plus fréquente. Les composantes sont décidées à l’échelle de 500 personnes, nombre approprié à une démocratie efficace, selon Hans Widmer dans sa pragmatopie de BoloBolo. La troisième échelle, et la plus petite, est décidé par l’individu ou foyer. Elle concerne les cloisons, mobiliers, enveloppes, raccordements horizontaux aux services. La durée de vie est supposée la plus faible.

Concept général