La plateforme HELIKO est un laboratoire excessif et expérimental, collection de bâtiments autonomes et indépendants en constante compétition les uns avec les autres. Véritable emblème de ville occidentale moderne et synonyme de densité, New York et plus particulièrement Manhattan devient l’objet d’étude d’HELIKO. HELIKO s’attaque à cette ville afin d’en saisir les principes, de les étudier, de s’en inspirer, de s’en défaire. La confrontation ouverte entre HELIKO et Manhattan a pour but de donner naissance à un projet plus pragmatique, Ville Verte, qui retranscrit les analyses d’HELIKO dans un contexte nouveau.

La ville du globe captif

« La ville du globe captif est un lieu consacré à la conception et à la maturation artificielles des théories, interprétations, constructions mentales et propositions, ainsi qu’à leur application dans le monde. »

Au sein de cette ville, capitale de l’ego, se confrontent science, art, poésie et folie, clamant la suprématie du processus d’invention, de destruction et de reconstruction du monde. Chacun des édifices présents, montés sur un podium, se montre au monde et s’idolâtre. La confrontation entre tous ces bâtiments dans cette sorte de laboratoire nourrit le globe et explore le potentiel architectural des avants-gardes du 20e siècle. Cette ville est une représentation métaphorique de Manhattan, elle incarne la course à la hauteur qui y est présente, la confrontation entre les plus grandes et imposantes icônes du monde occidental.

A New York, la confrontation est cependant un thème excessivement présent. Ville de tous les possibles, des opposés s’y installent côte à côte. HELIKO souhaite exploiter cet aspect, en condensant des thèmes propres à cette ville, HELIKO cherche à créer des relations antagonistes naissantes du mélange entre sa ville d’étude et l’éducation prônée au sein de la plateforme.

HELIKO est également à la recherche de confrontation physique. Elle expérimente des bâtiments dans un contexte nouveau et artificiel. Elle les emprisonne ou s’en inspire, les transforme ou les dilue. Ces bâtiments ont quitté leur ville attiré par HELIKO, fatigué de l’intensité de la métropole et lassé d’être exploité, ils cherchent une seconde vie au sein d’HELIKO. HELIKO propose des conditions nouvelles aux icônes qu’elle a choisit de conserver. Ces bâtiments, ou plutôt certains étages de ces bâtiments se retrouvent prisonniers de cette plateforme qui les transforme fondamentalement pour la servir. Cela donne lieu à un changement de paradigme où les bâtiments ne sont plus que perçus comme des fragments, voire des pièces au sein d’un bâtiment nouveau de plus large échelle. HELIKO expérimente les changements fondamentaux que peut subir une construction dans un contexte nouveau.

HELIKO recrée les conditions idéales et illusoires de la ville du globe captif afin de concentrer ses expérimentations sur les interactions entre les éléments d’architecture et les utilisateurs qu’elle englobe. Tout comme la ville du globe captif, HELIKO est à la recherche, à travers cette expérience, de principes qu’elle pourra appliquer dans sa ville verte.

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