Contre l’architecture, Franco La Cecla

Texte original en Italien, traduit en français par Ida Marsiglio

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“ New York raconte ce que les architectes ne veulent surtout pas entendre : l’inutilité de leur travaille quand il s’agit de “produire la ville”.

p. 22

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Rien d’extraordinaire, au fond, mais il y a plus d’espace public ici qu’il n’y en aura jamais à Manhattan malgré tous les efforts produits. On en viendrait presque à penser que, là où il y a de la vie, il y a aussi une complète indifférence des administrateurs pistoleros (…) . Le Bronx rappelle ce que Mnahattan fut autrefois aux yeux du monde, un Babel fébrile. Marc Augé a raison : Manhattan produit des lieux qui n’en sont pas, des boites de verre et d’acier que la population ne pourra jamais investir d’aucune manière. (…) Aujourd’hui, même les clochards doivent veiller à ne pas trop déparer le décor. “

p. 25-26

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“ L’architecture devient tissu et trame, elle perd ses volumes concrets, se raréfie. Jean Nouvel promets des surfaces légères, des vitrages impalpables, pour signifier que l’architecture est bidimensionelle et doit entrer dans les pages de papier glacé des revues. Quelqu’un comme Frank Gehry prend une feuille, la froisse en boule, la montre à ses fidèles exécutants et leur dit : voilà ce que je veux. C’est sa façon de vaporiser de l’architecture, de laisser entendre que le packaging prévaut sur le produit. “

p.56