Il est possible d’avoir sous nos pied 3 fois plus de volumes qu’on a au dessus. En créant une densification en sous-sol, cela permet aux matériaux de mieux résister et de conserver et d’exploiter de l’énergie. La plateforme se glisse dans le terrain. La surface terrestre est laissée libre et le paysage est préservé. Une apparence de festival en plein air est offerte et permet un accès optimisé. Les foules y déposent leurs différents moyens de transports, profitent de structures et de tentes transitoires, dont certaines, au travers de points culminants, permettent le passage aux étages inférieurs.


La plateforme possède des éléments en béton dans le sol, qui, équipés, créent comme une centrale énergétique nourrissant les activités de loisirs, de complotisme, de militantisme, d’expression aux minorités. Cet aspect énergétique qu’est la géothermie est mis à profit. La géothermie, ressource constante, prend en compte la température du sous-sol. La température s’élève au fur et à mesure que l’on descend profondément vers le centre de la Terre. A 400 mètres déjà, elle est suffisante pour chauffer un bâtiment sans pompe à chaleur. Pour la plateforme, des forages en correspondance des piliers structurels constituent un champ de sondes. Chaque forage contient une sonde géothermique verticale, c’est à dire un double-tuyau qui descend et remonte, et dans lequel circule un liquide caloporteur (eau + sel ou antigel) qui se charge de chaleur en profondeur pour la ramener dans le bâtiment. Cette installation de géo-structures énergétiques (profonds piliers ou murs de fondation qui servent en même temps de sondes géothermiques) peut aussi servir à refroidir le bâtiment durant l’été (géo-cooling), en faisant tourner uniquement le liquide caloporteur.


La plateforme peut donc devenir un bâtiment à énergie positive. Le sous-sol est exploité, en terme d’espace, de densité et d’énergie. Dessous c’est le rêve, un monde magnifique d’étranges lumières.