Ce manifeste est rétroactif et incomplet, il a été rédigé suite à un voyage, sur la route du Pays de Cocagne. Le collectif prend une pause, projette, écrit, mais se remettra bientôt en chemin.

Nous refusons de projeter pour un monde futur et une société idéalisée, nous agissons au présent. 

Nous voulons êtres contextuel, nous ne souhaitons pas créer un système globalisant. 

Notre spectre de vision est forcément influencé par la culture européenne occidentale dans laquelle nous avons évolué. 

Nous cherchons des connexions au contexte global, des connexions entre les individus de la multitude, ainsi que des connexions à notre environnement. 

Nous croyons aux institutions formées par la multitude qui permettent son auto-gestion.

Nous refusons de céder à la politique du renouvellement urbain. Nos métropoles contiennent déjà assez de matériaux pour construire pour les siècles à venir. 

Nous sommes contre le travail salarié, sur lequel repose le système capitaliste. Celui-ci pousse à la division du travail, détériore le savoir-faire, empêche l’auto-organisation. 

Sans salariat, le rapport au travail domestique est renversé. L’énergie créatrice de la multitude doit être mise au service de son environnement.

Nous sommes contre la propriété privée, qui enchaîne les individus et empêche l’appropriation et le partage.

Nous appartenons à la nature et cohabitons avec le non-humain. Une surface n’est jamais neutre et l’espace qu’elle contient doit être partagé.

Nous croyons en une hypertechnologie qui permette une anthropisation juste et dont l’humain est garant.

L’hypertechnologie n’est plus la condition qui empêche la prise, mais devient l’outil qui la rend possible.