La ville n’est plus le lieu de la forme. Nous l’avons vu, outre les derniers schémas visant la saturation et la congestion, la forme devient un être en soi, exaltation de sa capacité à être forme. Mais on l’a déjà vu dans beaucoup de textes publiés précédemment. La forme s’est tout bonnement affranchie de son contexte, quelle qu’en soit sa taille. 

Nous avons vu également qu’il existe des typologies introverties, de taille importantes qui vivent de la généricité. Le contenant se contente d’être un contenu, un enveloppe, un mur. On en vient ainsi à réaffecter aisément un centre commercial, un magasin, un stock. Ici la forme a disparue. 

Or ce rejet de la forme, ou de l’idée même de créer un objet est inhérent à l’introversion. Le ready made n’a vocation à être appréhendé, on ne fait pas le tour d’une boîte. Le rejet de la forme rentre en contradiction avec les excès de forme, produits de la multitude, que nous devons accepter. La forme évolutive doit cependant être aussi contenu. Notre intervention se situe donc à la frontière entre ces deux concepts (sans commune mesure) entre le formel et l’anti formel, entre le matériel et l’immatériel.

C’est pourquoi je propose un système ou l’enveloppe du contenant (immatériel) devient la circulation et le réceptacle de toutes les formes (matérielles), qui, une fois agglomérées, se limitent les une aux autres. Ce système est trop ample en plan pour être assimilé à une tour. C’EST UNE BOITE! Il peut toutefois prendre toutes les hauteurs voulues, tant qu’il répond à un principe d’accumulation et de contiguïté à la fois verticale et horizontale. 

Entre l’habité, mono orienté (bureaux ou logement), et les lieux de stockage qu’elle qu’en soit la taille – ou peut être la hauteur (magasin, cinéma…), il y a notre projet, un mur tampon, générateur de contexte comme le fut la grille de Jefferson mais en trois dimensions.

J’aime bien cette idée parce qu’elle nous autorise à définir à la fois le tissu urbain et les hétérotopies, ou bien à la fois le sacré et le profane, ou bien le matériel et le non matériel, ou bien entre l’intemporel et l’ephemere. Elle est évolutive en hauteur et induit donc une construction élémentaire, répétée, héritée des malls, qu’elle vient phagocyter. 

En ca, cette proposition rentre dans l’imaginaire des arènes de Nîmes. Ou dans celui de ce petit théâtre de Naples, qui n’est accessible que par les habitants de l’îlot, mais qui fut relié à un aqueduc proche qui vient donc créer une structure qui n’est pas limitée au-dit  bloc.