Tout commence par de rares visiteurs qui traversaient le pays, en particulier les Alpes. Ils sont des pèlerins en route pour l’Italie ou l’Espagne, ou des muletiers chargés de marchandises. Dès le 16ème siècle, les premiers explorateurs de la faune et de la flore font leur apparition dans les Alpes, ils sont des humanistes et naturalistes. 
Puis au 18ème siècle, il est coutume pour les jeunes aristocrates le plus souvent britanniques, allemands, scandinaves et américains de compléter leurs études par un voyage à travers l’Europe et de plus en plus, ils firent une halte dans les Alpes suisses. A la même époque, les premières escalades dans les hautes Alpes ont lieu. 
En Suisse, le tourisme à proprement parler débute, lui, en 1858 avec les premiers voyages organisés. Le chemin de fer ouvre définitivement les Alpes au tourisme de masse. 
Vers le milieu du 19ème siècle, on commence à construire des hôtels au sommet des montagnes et des sanatoriums, après avoir découvert les bienfaits du climat des cimes sur les infections pulmonaires. 

Puis au sortir de la seconde Guerre Mondiale, bon nombre de communes suisses et plus particulièrement valaisannes commencent à être transformées par de nouvelles constructions, allant des chalets unifamiliaux aux immeubles-chalets, adressées principalement à la classe moyenne et aisée cherchant à passer ses vacances à la montagne. 

Aujourd’hui, à Crans-Montana par exemple, plus de 60% de l’habitat est consacré aux résidences secondaires.
A St-Luc dans le Val d’Anniviers, la commune compte près de 300 habitants pour 6000 lits touristiques.

C’est pour cette raison que Franz Weber s’est battu pendant des années pour réglementer ces constructions qui dénaturent la montagne depuis plus de 60 ans (cf. notre post WEBERn).

Sources: https://www.letemps.ch/culture/lahaut-montagne-y-chalets
https://www.swissinfo.ch/fre/l-histoire-du-tourisme/29049856
https://notrehistoire.ch