Le mythe du Jardin d’Eden, tout comme celui du Pays de Cocagne, nourrit l’imaginaire de la multitude de jardins d’abondance, où la nourriture est offerte sans travail. 

L’agriculture intensive est nécessaire à l’alimentation de la multitude. Elle nous offre les conditions d’abondance du Paradis, mais dans notre réalité toute consommation se fait au dépend d’autres organismes.

L’hypertechnologie agricole n’a pour le moment pas présenté de solutions à la pauvreté, la famine, ou la dégradation environnementale. Pourtant, les surfaces cultivées actuelles sont suffisantes pour nourrir la multitude, si les hypertechnologies sont utilisées correctement et que la logistique liée à la distribution de la production est efficace. 

Nous devons néanmoins arrêter de percevoir la nature uniquement comme ressource, notre vision du territoire doit prendre en compte des étendues qui servent aussi au non-humain, des zones de « biens communs ».