C’est à Damasco que notre rationalisme trouve sa place. La citée arabe appelée  دمشق الشام est la capitale de la Syrie.

Le Croissant fertile en fait un choix idéale pour notre narration. C’est là où se trouve la première trace de sédentarisation de l’homme avec les premiers écrits de l’humanité mais aussi les plus anciennes traces de ville.

De par sa position stratégique la ville est en proie par de nombreuses civilisations depuis sa création. Des Assyriens en passant en par les perses, puis les grecs pour finir par les arabes, c’est un enjeu majeur pour asseoir sa force militaire.

Victime de bombardement, Damasco n’a plus le prestige d’autant. Elle est dans un état de siège constant suite à la guerre civile.

C’est donc dans ce décor de théâtre que démarre nos principes rationalistes. Dans le cadre d’une narration puissante, il nous fallait un contexte aussi puissant que celui de Damasco. C’est là où se trouve l’origine de l’humanité et ce sera aussi là où l’humanité va se réfugier.

Le carré prendrait place dans un lieu détruit par la guerre, sur des ruines. C’est le décor idéal du principe de la tabula rasa et du degré zéro. Rien a besoin d’être détruit car il n’y a plus rien. C’est dans cette ambiance que baigne notre proposition. Notre méta-structure est installée sur des pilotis de tel sorte à ce que le carré ne touche pas le sol et évite d’entrer en contact avec toute la charge historique de la ville. Car le choc pour les habitants serait trop important.

La congestion sera très forte. Notre rationalisme a pour but d’abriter toutes les personnes  qui en ressentent le besoin. A l’image d’un super-héros, il sauvera ce peuple du conflit et permettra une homogénéité. Toute cette multitude sera égal dans notre bâtiment et pour refléter ce principe, tout sera monotone. Les résidents travailleront en coopération dans un système anti-capitaliste. Car c’est à cause de ce système qui est né le conflit. C’est pour cela que le bâtiment se retrouve sur des ruines. Il fait aussi réminiscence du lieu.

La migration massive, provoqué par les guerres qui s’abattent constamment sur le territoire, représente une problématique centrale pour plusieurs endroit de la planète. Encore une fois Damasco représente un endroit décisif, dont PLn s’interpose comme architecture d’espoir, de protection et de sauvegarde d’un peuple en fuite. Un Contre-Exodus donc, qui va contribuer pas seulement à la nouvelle résurrection de la ville, mais aussi qui va devenir le nouveau centre gravitationnel du développement de la métropole. Migrants, réfugiés, sans abris, ainsi que les nouvelles générations de toute la région, vont devenir le moteur, l’opportunité d’un changement intense et radicale de la ville.

C’est dans ce contexte que le rationalisme de Damasco assume les caractères de résilience et émancipation, faisant face aux problématiques sociales du 21ème siècle.