Avant de devenir structure, la surface de 2x2km est outil d’analyse hypertechnologique, une grille qui scanne un territoire et en révèle les points d’accroche et les contraintes.

Dans le cas de la plate-forme, la grille technomagique indique d’une part à la structure les impossibilités, les interdictions, les zones de bien commun qu’elle ne saurait toucher. D’autre part elle lui montre le chemin vers ce qu’elle peut phagocyter pour augmenter sa force. Il en résulte une configuration chaque fois propre à chaque 2x2km de la Terre.

Les surfaces analysées par la grille technomagique sont fragmentée en différentes parties, des zones dédiées à l’exploitation, à la sauvegarde, à la nature et à la multitude. Le rapport entre les différentes parties est montrée sur un terrain isotrope où toutes les zones seraient réparties de manière uniforme. Ainsi, chaque partie où se concentre la multitude se trouve toujours bordée de forêts, terrains agricoles, de nature et d’une ancienne structure sauvegardée. 

La circulation horizontale se fait aux abords de chaque partie au niveau du rez-de-chaussée et la connexion verticale vers les logements et la toiture en plan libre est assurée par de larges plateformes mobiles. 

Tout au long de plateforme, là où se loge la multitude, se trouve en son centre un nouveau foyer, une super colonne qui répond à leurs besoins énergétiques en connectant ciel et terre.

Le rez-de-chaussée de la plateforme est le lieu où se trouve tous les ateliers et autres espaces nécessaires à la production de biens pour la multitude. Au premier, celle-ci se loge librement dans le plan et enfin sur la toiture on voit apparaître toutes sortes de structures légères qui accueillent des programmes de rencontres, de loisirs et surtout de vie.

Quatre couches programmatiques composent le grand dessein de la plateforme:

  • Sous-sol: Connexion énergétiques – Utilisation des ressources localisées et disponibles
  • Rez-de-chaussée: Utilisation appropriée du sol, selon ses caractéristiques
  • Etage: Habitat où la multitude est libre de se l’approprier, avec des apports de lumière qui découlent des zones laissées libres par la grille
  • Toiture: libre

Le dessin est structuré selon ses lignes programmatiques, mais aussi en colonnes. Celles-ci se servent de la grille technomagique afin de composer de manière rationnelle la plateforme. Les colonnes technomagiques à intervalle régulier révèlent la réunion d’activités possibles autour d’elles.

De manière identique à la plateforme, la grille analytique technomagique appliquée à un territoire tel que Marseille nous donne les informations nécessaires pour une intervention précise et contextuelle. La barre est préexistante dans le tissus urbain. La propriété privée est abolie, le sol de la ville devient une grande surface commune.

Les îlots sont connectés et densifiés selon les principes de la plateforme pour accueillir la vie de la multitude. La qualité de la ville historique est conservée par les rues et les façades, mais l’intérieur des îlots est modifié. Certains se remplissent, d’autres accueillent la ville verte. Nous offrons les trois couches et principes de la plateforme, on habite l’étage, et le toit est la surface qui accueille des programmes publics. La multitude est ensuite libre de créer ses propres espaces. A l’intérieur des barres, la circulation verticale principale se fait par le biais de plateformes mobiles qui de part leur dimension deviennent également des espaces habitables. Les colonnes techno-magiques distribuent également les flux verticalement.

 Le Grand Dessin montre cette nouvelle organisation d’un fragment du 6ème arrondissement à Marseille, qui conserve sa forme mais où la vie à l’intérieure est complètement modifiée. Le projet peut s’étendre et progressivement cannibaliser le reste de la ville.