HELIKO n’a qu’une prémisse: la découverte pousse l’Homme à se déplacer, à se mouvoir, à voyager. Le plus vite possible. De manière effrénée même. Efficacité avant tout. Optimisation du voyage. Abolition de l’espace – temps. 

HELIKO est une découverte. Une découverte itinérante. Il se déplace, de pays en pays, de continents en continents, à la recherche de territoires et d’espaces simultanément témoins d’une terre à l’agonie et capables de contenir en eux une société nouvelle. 

HELIKO est une critique. Une critique de la consommation contemporaine. Il pousse cette consommation à sa rupture en puisant dans ce qui n’appartient à personne ou plutôt à tout le monde: la Terre. Il en consomme des échantillons de 2 kilomètres sur 2 kilomètres puis, par accumulation, HELIKO devient un condensé d’environnements naturels.

HELIKO est une contradiction. Une contradiction volontaire. Il prive un milieu naturel de sa composante primaire, à savoir d’être un milieu auto-entretenu. Le naturel devient artificiel. L’hyper technologie a détruit notre habitat. Notre habitat est sauvé par l’hyper technologie.

HELIKO est un échange. Un échange égalitaire. Il permet un apprentissage de chacun par chacun et une compréhension du monde par l’expérience de ces environnements. HELIKO permet de faire coïncider éducation et vie communautaire. 

HELIKO est un anti-monde. Un anti-monde libérateur. Il se construit ses propres environnements, ses relations spécifiques si bien qu’après une accumulation suffisante, HELIKO n’a plus besoin du monde grâce auquel il s’est construit, il peut s’en défaire, s’en déjouer et partir vers un ailleurs. 

HELIKO est une utopie d’une actualité glaçante et d’un réalisme urgent. On s’y rend pour voyager, pour expérimenter la Terre, pour y apprendre la vie et la survie, pour préserver une terre à l’agonie, pour vivre comme jamais l’espace terrestre ne nous l’avait permis.

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